Diagonale SE -> NO

La longue marche que j’avais prévu depuis si longtemps de faire entre Paris et Syracuse devait être une sorte d’accomplissement, un entre-deux de cinq mois séparant la fin de mon activité professionnelle de ma nouvelle vie de retraité. Le covid-19 est passé par là et c’est finalement sur deux années successives que j’ai rejoint non pas la Sicile mais le talon de la botte italienne.

Avec le recul, je me suis rendu compte que cette scission imposée de mon périple en deux parties m’avait été profitable. J’ai en effet pu constater par moi-même que la solitude qu’on éprouve lors d’une marche au long cours n’a rien à voir avec celle d’une randonnée de dix ou quinze jours. Je sais désormais qu’en ce qui me concerne — et cela ne concerne que moi — la durée optimale des « longues promenades » que je compte désormais faire chaque année aussi longtemps que j’en serai capable est de l’ordre de dix à douze semaines.

Mon projet pour 2022 est de traverser la France en une grande diagonale reliant les deux points de l’Hexagone les plus éloignés l’un de l’autre : la frontière italienne à Menton et la presqu’île Saint-Laurent à Porspoder, dans le Finistère.

Mon tracé prévisionnel est représenté ci-dessus. Il emprunte en particulier plusieurs longues portions de chemins de Grande Randonnée (GR4, GR3, GR37) et me fera passer par plusieurs endroits que je ne connais pas encore ou qui, à l’opposé, me rappellent des souvenirs : les Gorges du Verdon, les Gorges de l’Ardèche et la grotte Chauvet, Le Puy-en-Velay, le sommet de la montagne d’Auvergne qui porte mon nom (ou le contraire), la Brenne, les bords de Loire, Redon, la Vallée des Saints…

Au total, un parcours d’un peu moins de 2.000 km avec 30.000 m de dénivelé positif. Départ prévu à la mi-mai.

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